Législation de référence et obligations
Tendances des inspections en 2024
En 2024, 200 inspections ont été réalisées, principalement dans le sud et le sud-ouest de la Finlande. Parmi celles-ci, 114 ont porté sur des contrôles complets des notifications, de la documentation obligatoire, de la désignation du représentant légal et du respect des conditions de travail minimales. L’approche d’inspection vise à identifier les situations les plus suspectes.
Un nouvel élément en 2024 a été l’évaluation de l’authenticité du détachement : dans 13 cas, il a été nécessaire de vérifier s’il s’agissait réellement d’un détachement transnational ou, en fait, d’un contrat de travail local. Dans 7 cas, il a été déterminé qu’il ne s’agissait pas d’un détachement transnational, entraînant l’application complète de la législation finlandaise en matière de travail, de sécurité sociale et de fiscalité.
Infractions récurrentes
Les irrégularités les plus fréquentes constatées par les inspecteurs de l’OSH sont les suivantes :
- Absence de notification du détachement, obligatoire avant le début des activités en Finlande.
- Non-désignation d’un représentant sur le territoire pour les missions de plus de 10 jours.
- Documentation obligatoire manquante ou incomplète (feuilles de temps, contrats, bulletins de salaire).
- Non-respect des salaires minimums tels que prévus par les conventions collectives.
- Violations de l’interdiction de discrimination.
Secteurs les plus touchés
Les violations se concentrent dans les secteurs de la construction, de la fabrication et des services administratifs, y compris les agences de travail temporaire. Ces trois secteurs représentent presque toutes les inspections et sont les domaines où il est le plus difficile de garantir des conditions de travail conformes aux normes finlandaises.
Inspections des entrepreneurs finlandais
En 2024, 44 inspections ont également été réalisées sur des entreprises finlandaises faisant appel à des fournisseurs étrangers, afin de vérifier le respect des obligations d’information envers l’entreprise détachante et le droit au travail des travailleurs étrangers. Bien que le nombre de ces inspections soit en baisse par rapport à 2023, l’attention reste élevée pour prévenir les cas de responsabilité indirecte et de sous-traitance illégale.
Sanctions administratives
Le régime de sanctions prévoit une amende pour négligence allant de 1 000 à 10 000 € pour des manquements tels que l’absence de notification, le défaut de désignation d’un représentant, la documentation indisponible ou le manque de coopération. En 2024, 69 mesures de sanction ont été imposées, pour un total de 322 350 €.
À partir de 2024, les sanctions ne sont appliquées qu’aux entreprises détachantes et non plus aux entrepreneurs finlandais.
Conclusions et perspectives
L’année 2024 confirme que, malgré la législation en place, de nombreuses entreprises étrangères ne respectent toujours pas les obligations minimales relatives au détachement transnational des travailleurs. La coopération transnationale, encouragée par l’Autorité européenne du travail (ELA) et le système IMI, est de plus en plus centrale pour rendre les contrôles efficaces et coordonnés au niveau européen.