Par la Circulaire n° 1 du 23 février 2026, l’Inspection National du Travail italienne a fourni des clarifications concernant le Décret-loi n° 159 du 31 octobre 2025. Ce Décret-loi illustre les « Mesures urgentes de santé et de sécurité sur le lieu de travail et dans le domaine de la protection civile ». Cet article présente les principaux points du décret-loi abordés dans la circulaire, en mettant particulièrement l’accent sur les directives en matière de santé et de sécurité.
Travaux en contrat ou sous-traitance
Afin de se concentrer davantage sur les secteurs présentant un risque supérieur d’irrégularités, le décret-loi 159/2025 réaffirme l’importance des inspections auprès des employeurs effectuant des travaux de sous-traitance publics ou privés. En outre, les entreprises exerçant des activités jugées à haut risque ou opérant sur des chantiers de construction, dans le cadre de contrats et de sous-traitance, doivent fournir à leurs employés un badge d’identification spécifique. Ce badge doit être envoyé au travailleur sous forme numérique et contenir un code unique anti-contrefaçon. De plus, le badge de chantier est obligatoire pour les travailleurs indépendants et les entreprises qui ne sont pas nécessairement actives dans le secteur de la construction, mais qui opèrent sur des chantiers de construction dans le cadre de contrats ou de sous-traitance.
Activités nécessitant un Permis à points
Le décret-loi 159/2025 introduit des changements importants concernant les activités soumises au Permis à points. Plus précisément, il confirme la déduction de 5 points pour chaque travailleur non déclaré signalé lors des inspections. Cette déduction s’appliquera quel que soit le nombre de jours de travail non déclaré effectués par le travailleur signalé. En outre, les déductions décrites ci-dessus ne s’appliqueront qu’aux infractions commises à partir du 1er janvier 2026.
En l’absence de Permis à points ou en cas de points insuffisants, les entreprises ou les travailleurs indépendants seront passibles d’une sanction administrative correspondant à 10 % de la valeur des travaux et d’une exclusion de la participation aux travaux publics pendant une période de six mois. Contrairement aux déductions mentionnées ci-dessus, les sanctions prévues dans le présent paragraphe s’appliquent aux infractions commises après le 31 octobre 2025.
Communications obligatoires incombant à l’employeur
Modifiant le décret-loi 179/2021, le décret-loi 159/2025 introduit l’obligation pour les entreprises d’indiquer leur adresse numérique pour la réception des communications officielles ayant valeur juridique. Cette obligation incombe spécifiquement aux administrateurs uniques, aux directeurs généraux ou aux présidents du conseil d’administration.
Une autre modification concerne l’annexe XII du décret législatif n° 81/2008. En particulier, la notification préalable envoyée par le contractant ou le chef de projet à l’autorité sanitaire locale et à l’office provincial du travail doit clairement indiquer les entreprises opérant en tant que sous-traitants, ainsi que leur code fiscal ou leur numéro de TVA.
Mesures de protection individuelle
Le décret-loi 159/2025 fournit des précisions supplémentaires concernant les équipements de protection individuelle. En particulier, les employeurs doivent maintenir ces équipements en bon état. Ils doivent également veiller à ce qu’ils soient correctement identifiés et décrits dans le document d’évaluation des risques (DVR). La législation apporte aussi des éclaircissements sur l’utilisation correcte des échelles verticales permanentes et des systèmes de protection contre les chutes. De plus, le décret étend l’obligation de former périodiquement le représentant des travailleurs pour la sécurité (RLS). Dorénavant, cette formation concerne également les personnes occupant ce poste dans les entreprises de moins de 15 salariés.
Conclusions
La circulaire de l’Inspection Nationale du Travail italienne du 23/02/2026 et le décret-loi 159/2025 visent à établir des règles plus précises en matière de santé et de sécurité sur les chantiers de construction, en accordant une attention particulière aux secteurs présentant un risque élevé d’irrégularités. Dans une optique de renforcement de la surveillance sanitaire et de la protection civile, la législation susmentionnée pourrait constituer un tournant en matière de sécurité des travailleurs et conduire à une coopération plus étroite entre les entreprises et les autorités d’inspection.